À partir du 2 novembre, les occupants des abords des routes du Grand Lomé devront s’attendre à une nouvelle opération de déguerpissement. Kiosques, étals, garages et autres installations occupant les emprises publiques sont dans le viseur des autorités.
Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) prépare une nouvelle campagne de libération des voies publiques. Sauf changement de calendrier, l’opération doit se dérouler du 2 au 20 novembre 2026, soit près de trois semaines. Elle concernera les voies bitumées et pavées dans les 13 communes du Grand Lomé.
Concrètement, les installations qui empiètent sur les emprises publiques sont concernées. Il s’agit notamment des étals de commerce, kiosques, garages et ateliers de réparation installés le long des routes.
L’objectif affiché est de libérer l’espace occupé afin de permettre aux véhicules et aux piétons de circuler dans de meilleures conditions. Pour les autorités, l’encombrement des voies constitue également un problème de sécurité, notamment lorsque les piétons sont contraints de partager la chaussée avec les véhicules.
Le DAGL veut ainsi coordonner les interventions avec les autorités locales afin que l’opération soit menée sur l’ensemble du Grand Lomé.
Mais pourquoi encore un déguerpissement?
C’est probablement la question que beaucoup de Loméens se posent. Car ce n’est pas la première fois que les autorités tentent de libérer les voies publiques. Dans plusieurs quartiers, des espaces dégagés lors de précédentes opérations ont progressivement été réoccupés par des commerçants ou des artisans.
Le problème ne se limite donc plus au déguerpissement. Le véritable défi sera de faire en sorte que les installations ne reviennent pas quelques semaines ou quelques mois plus tard.
Derrière les kiosques et les étals, il y a également des personnes qui vivent de ces activités au quotidien. Pour certains petits commerçants, artisans, mécaniciens ou réparateurs, quitter un emplacement situé au bord d’une route peut signifier perdre une partie importante de leur clientèle. C’est donc un sujet qui touche directement les revenus de nombreux ménages.
Le défi pour les autorités sera ainsi de trouver l’équilibre entre la nécessité de libérer les voies publiques et la situation économique des personnes concernées.
Dans certaines communes, des mesures de désencombrement ont déjà rappelé que les marchandises ne doivent pas être exposées sur les emprises des voies, et que certaines installations comme les conteneurs, baraques ou espaces de réparation ne sont pas autorisées sur ces emprises.
Le vrai test commencera après le 20 novembre
Le retrait des installations sera une première étape. Mais le résultat le plus important sera visible après la fin de l’opération. Les routes resteront-elles dégagées ? Les kiosques et étals reviendront-ils ? Les garages seront-ils réinstallés aux mêmes endroits ?
C’est là que se jouera la réussite de cette nouvelle campagne. Pour les autorités du Grand Lomé, l’enjeu est de parvenir à préserver durablement les emprises publiques. Pour les usagers, l’objectif est plus simple : des routes moins encombrées, des trottoirs accessibles et une circulation plus sûre.
À partir du 2 novembre, le Grand Lomé entre donc dans une nouvelle phase de désencombrement. Reste à voir si, cette fois, les voies libérées le resteront.
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