Deux stations de boues de vidange vont voir le jour à Aképé et Djagblé. Alors que le Togo et la Hongrie veulent accélérer leur mise en œuvre, ces infrastructures doivent répondre à un problème. Mieux traiter les déchets issus des fosses septiques et limiter leur impact sur l’environnement et la santé.
À Lomé, une grande partie des habitations et activités ne sont pas raccordées à un réseau d’égouts collectif. Les eaux usées et excréments sont donc collectés dans des fosses septiques et autres systèmes d’assainissement individuel.
Mais une fois les fosses pleines, les boues doivent être vidangées et transportées vers des installations capables de les traiter correctement.
Deux stations de boues de vidange prévues
Une station de traitement permet de recevoir ces boues, de les traiter et de réduire leur charge polluante avant leur rejet ou leur éventuelle valorisation.
Un document du ministère de l’Eau consacré au projet d’assainissement du Grand Lomé prévoyait d’ailleurs une station pouvant traiter jusqu’à 1 100 m³ de boues par jour, soit environ un tiers des besoins du Grand Lomé. Le projet prévoit deux stations de boues de vidange à Aképé, à l’ouest/nord-ouest de Lomé, et Djagblé, au nord-est. L’accord signé en janvier 2025 avec Pureco prévoit que l’entreprise hongroise assure la conception et la construction des deux stations.
Et le projet de stations de boues de vidange n’est plus du tout une idée ancienne. Lors de sa rencontre avec le président du Conseil le 25 septembre dernier, l’ambassadeur de Hongrie a indiqué que son pays souhaitait accélérer les projets communs dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, notamment les stations de traitement dans le Grand Lomé.
Que se passe-t-il réellement dans une station de traitement ?
Une station de boues de vidange de ce type reçoit les boues transportées depuis les fosses et autres dispositifs d’assainissement. La technologie développée par Pureco, appelée Septopure, prévoit un prétraitement mécanique, une clarification, un traitement biologique et une déshydratation des boues.
En clair, il s’agit de séparer et traiter les différents éléments contenus dans les boues afin de réduire leur pollution.
Au Ghana, Pureco a déjà participé à la réalisation de stations de boues de vidange à Kumasi, Takoradi et Tamale, avec une capacité annoncée de 1 000 m³ par jour pour chacune.
Des boues mal gérées peuvent contaminer les sols et les eaux souterraines ou de surface. Elles peuvent également favoriser la propagation de maladies liées à l’eau. C’est justement l’un des objectifs mis en avant pour les futures stations de boues de vidange du Grand Lomé. Il s’agit de réduire la pollution et les risques sanitaires liés à une mauvaise gestion des boues.
Et dans une ville confrontée à des enjeux d’assainissement et d’inondation, améliorer la gestion des eaux usées et des boues constitue un autre maillon du dispositif.
Un projet qui attend maintenant de passer à la réalisation
Le projet a franchi une première étape avec le mémorandum signé en 2025. Mais le véritable enjeu est désormais sa concrétisation. La rencontre du 25 septembre 2026 entre le gouvernement togolais et l’ambassadeur hongrois remet justement le dossier au premier plan, avec la volonté d’accélérer les projets d’assainissement.
