Après une formation, combien de jeunes trouvent réellement un emploi ? Dans quels secteurs travaillent-ils ? Et les compétences acquises correspondent-elles aux besoins des entreprises ? Ces questions ont été au cœur d’une rencontre régionale organisée du 21 au 24 septembre 2026 à Lomé.
Pendant quatre jours, plus d’une cinquantaine de participants venus de plusieurs pays africains se sont réunis dans la capitale togolaise pour réfléchir à l’avenir de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels.
La rencontre a notamment réuni des acteurs du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria et du Togo, autour d’un même défi : rapprocher davantage les formations professionnelles des besoins réels des entreprises.
Une formation doit-elle vraiment répondre au marché du travail ?
Les métiers évoluent rapidement. Avec le développement du numérique et de l’intelligence artificielle, les entreprises recherchent de nouvelles compétences et certains métiers se transforment. Les participants ont donc réfléchi aux moyens de mieux adapter les formations aux réalités du marché du travail.
L’objectif est notamment de permettre aux jeunes d’acquérir des compétences qu’ils pourront réellement utiliser dans leur futur métier.
Une partie des échanges a porté sur la formation professionnelle duale. Ce modèle associe la formation dans un établissement à une expérience pratique en entreprise. L’idée est de donner aux jeunes une formation plus proche des réalités du monde professionnel.
Un guide développé par le Donor Committee for Dual Vocational Education and Training (DC dVET) a notamment été expérimenté pendant les travaux afin de renforcer la participation des entreprises dans la formation des jeunes.
Les participants ont également comparé les expériences des différents pays afin d’identifier les pratiques qui pourraient être adaptées à leurs réalités.
Formation emploi : comment savoir ?
Autre question centrale abordée durant la rencontre : que deviennent les jeunes après leur apprentissage? Les participants ont travaillé autour d’InserJeune, un outil développé avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie et de son Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation.
Cet outil permet de suivre le parcours des jeunes après leurs études ou leur formati0n. Il peut notamment aider à savoir combien trouvent un emploi, dans quels secteurs ils travaillent et si les compétences acquises correspondent aux besoins des entreprises.
Ces données peuvent ensuite servir à améliorer les programmes de formation et à mieux orienter les politiques publiques. Les participants ont également effectué une visite à la Plateforme industrielle d’Adétikopé. Cette étape leur a permis de mieux comprendre les besoins des entreprises et les compétences nécessaires pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes.
Baptisé « ETFP dual à l’ère du numérique », l’atelier a été organisé par le ministère togolais de l’Éducation nationale avec l’appui de la coopération allemande à travers la GIZ, du DC dVET, de l’OIF et de l’IFEF.
Au terme de ces quatre jours d’échanges, l’enjeu reste le même : faire évoluer la formati0n professionnelle en fonction des besoins du marché du travail.
Car pour savoir si une étude est réellement efficace, il ne suffit pas de compter le nombre de jeunes qui obtiennent un diplôme. Il faut surtout regarder ce qu’ils deviennent après leur formation et si celle-ci leur permet réellement d’accéder à un emploi.
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