Le Togo avance dans la création de son Institut national de santé publique (INSP). Les documents qui encadreront son fonctionnement ont été validés le 9 octobre 2026 à Lomé. À terme, cet institut devra aider le pays à mieux anticiper les épidémies, surveiller les maladies et organiser la réponse aux crises sanitaires.
Comment détecter plus tôt une menace sanitaire et mieux préparer la réponse du pays ? C’est l’un des défis auxquels devra répondre le futur Institut national de santé publique du Togo.
Un institut de santé publique pour mieux anticiper les épidémies
Prévue dans le Plan national de développement sanitaire 2024-2027, l’Institut national de santé publique doit renforcer les capacités du pays en matière de prévention, de surveillance des maladies et de gestion des urgences sanitaires. Il devra également contribuer à produire des données fiables pour guider les décisions des autorités.
L’expérience de la Covid-19 a mis en évidence la nécessité de disposer d’un dispositif capable d’anticiper les crises, plutôt que d’intervenir seulement lorsqu’elles surviennent.
Le 9 octobre 2026, à Lomé, les acteurs du secteur sanitaire ont validé les documents destinés à encadrer la gouvernance du futur INSP. En amont, les travaux ont porté sur les statuts, le règlement intérieur, le plan de développement et les procédures administratives et financières. Le processus comprend également la définition des métiers, des compétences et des formations nécessaires au fonctionnement de la structure.
Le projet bénéficie de l’appui d’Expertise France et de l’OOAS. Il s’inscrit dans une réforme plus large du système de santé togolais. Le futur institut s’appuiera sur l’approche « Une seule santé », qui tient compte des liens entre la santé humaine, celle des animaux et l’environnement.
L’INSP devra ainsi contribuer à renforcer la capacité du Togo à détecter les risques et à coordonner les réponses nécessaires.
Quand l’institut de santé publique sera-t-il opérationnel ?
Malgré la validation des documents de gouvernance, plusieurs étapes restent à concrétiser. Les autorités doivent notamment préciser les responsabilités, fixer les échéances et assurer la mise en œuvre effective du projet.
À ce stade, aucune date précise de démarrage des activités de l’INSP n’a été annoncée publiquement. La validation des documents constitue donc une avancée dans sa préparation, mais ne signifie pas que l’institut est déjà opérationnel.
L’enjeu sera désormais de transformer cette préparation en un dispositif durable, capable de renforcer la prévention et la gestion des crises sanitaires au Togo.
