La filière mangue poursuit son développement au Togo. En 2025, les producteurs ont récolté 35 569 tonnes, illustrant l’importance grandissante de cette culture dans l’agriculture nationale. Sur cette production, 4 925 tonnes ont été destinées à l’exportation, avec une répartition presque équilibrée entre fruits frais et produits transformés.
Les exportations ont porté sur 2 360 tonnes de mangues fraîches, tandis que 2 535 tonnes ont été commercialisées sous forme transformée, notamment en mangue séchée, jus et confiture. Cette orientation permet à la filière de mieux valoriser la production et de diversifier ses sources de revenus.
D’après le Conseil interprofessionnel de la filière mangue (CIF Mangue), les produits togolais trouvent preneurs sur plusieurs marchés. Le Bénin, le Ghana et le Burkina Faso constituent les principaux débouchés dans la sous-région. L’Europe et le Moyen-Orient figurent également parmi les destinations des mangues togolaises.
Cette ouverture sur différents marchés réduit la dépendance à une seule destination et offre davantage de perspectives aux opérateurs. Elle traduit aussi l’évolution progressive d’une filière qui mise de plus en plus sur la transformation pour accroître la valeur des produits.
La région Centrale au cœur de la production de mangues
À l’intérieur du pays, la région Centrale domine la production. Elle a généré 17 310 tonnes en 2025, représentant près de la moitié du volume national. Cette performance place la région au cœur de la dynamique mangicole du Togo.
Plusieurs localités portent cette activité, notamment Sotouboua, Sokodé, Adjengré, Tchamba et Sada. Elles regroupent une grande partie de la production régionale, soutenue par un environnement climatique favorable à la culture du manguier.
Avec une production importante, des marchés extérieurs diversifiés et une transformation qui gagne du terrain, la filière dispose ainsi de plusieurs leviers pour renforcer sa contribution à l’économie agricole togolaise.
